Blog de Catherine Pierdat, auteure

20. oct., 2021

Auteure ou autrice ?

Je me suis souvent posé la question : doit-on dire auteure ou autrice quand on est une femme écrivain (ou écrivaine).

J’ai choisi « auteure » il y a quelque temps, très peu en fait, car j’aimais le mot « auteur » au masculin, ou neutre, que j’imprimais fièrement sur mes cartes de visite. Je pensais qu’il me mettait sur un pied d’égalité avec la gent masculine. Je ne suis pas certaine d’avoir eu tort. J’assumais mon « côté » masculin, et c’était très bien comme ça. Oui, mais pas pour les féministes qui souhaitaient vivement un terme féminin qui remplacerait le terme masculin. Nous en avions deux, utilisés par les femmes qui écrivent : auteure et autrice. Personnellement, j’ai immédiatement penché pour « auteure » bien plus jolie (d’après moi) qu’« autrice » qui me fait penser à « autiste » (Je n’ai rien contre les autistes, bien au contraire. J’ai été aide-maternelle dans un centre pour autistes, il y a fort longtemps, centre que j’ai quitté la larme à l’œil).

Je remarque aujourd’hui que le mot « autrice » gagne du terrain sur son rival « auteure ». Qu’en pense l’Académie ?

« L’Académie française a rédigé un rapport sur la féminisation des noms de métiers, et s’est attachée à statuer sur les formes féminines des mots « auteur » et « écrivain », en début d’année 2019. Les auteurs du rapport ont remarqué que les trois formes – « autrice », « auteure » et « écrivaine » – étaient entrées dans l’usage, et étaient donc dès lors considérées comme valides pour parler d’une femme qui écrit ».
« En ce qui concerne la féminisation du mot « auteur », le rapport de l’Académie semble avoir une préférence pour « autrice », en raison de sa formation jugée « plus satisfaisante ». En définitive, l’usage courant de ces trois termes, que ce soit en France ou au Québec, permet de les valider ». 
 
Donc puisque les trois termes sont valides, j’utiliserai encore les mots auteure et écrivaine !